Offres restauratrices

Médiation et Concertation Restauratrice en Groupe (service l'Arbre à palabres)

En 2006, l’asbl MAGIC crée en son sein le service l’Arbre à palabres qui prend en charge deux nouvelles missions: la médiation auteur-victime et la concertation restauratrice en groupe (C.R.G.). Missions connues sous l’appellation « offres restauratrices ».

La médiation permet aux parties concernées comme auteur, mineur d’âge, ou victime d’un fait qualifié infraction d’envisager ensemble avec l’aide d’un médiateur neutre les possibilités de rencontrer les conséquences relationnelles et matérielles de ce fait. Elle est initiée par le Parquet, le Juge de la Jeunesse ou le Tribunal de la Jeunesse.

La médiation donne une place aux parties dans le processus judiciaire et permet de favoriser la communication entre elles. Elle offre la possibilité à l’auteur de s’impliquer de manière responsable dans la réparation des dommages, de donner une reconnaissance à la victime et de reconstruire le lien social dans un objectif d’apaisement.

La médiation peut revêtir différentes formes selon la volonté des parties. Ces dernières choisissent un mode de communication qui leur convient.

Le processus de médiation appartient aux parties, il est donc difficile de le modéliser. Chaque situation peut apporter des réponses originales et connaître des destins divers et parfois inattendus.

Les médiateurs garantissent neutralité, sécurité, bienveillance, confidentialité et respect mutuel durant tout le processus.

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Initiée par le Juge de la jeunesse ou le Tribunal de la jeunesse, la concertation restauratrice en groupe (C.R.G.) s’inscrit dans le même esprit que la médiation.

Elle consiste en une rencontre entre le mineur d’âge, auteur d’un fait qualifié infraction, et la victime pour leur permettre d’évaluer ensemble les conséquences relationnelles, matérielles et/ou financières du délit, et tenter d’y apporter une solution. Ceci, dans un cadre garantissant neutralité, confidentialité et respect mutuel dans les échanges.

La C.R.G. a des particularités propres de par ses finalités bien plus larges que celles de la médiation. Ainsi, outre la dimension de réparation (relationnelle et/ou matérielle) du dommage causé à la victime, elle comporte un volet de réparation des dommages subis par la communauté et celui d’évitement de la récidive sous la forme globale d’un plan d’intention rédigé par l’auteur. Les parties peuvent être accompagnées de personnes de leur entourage respectif et de toute personne utile.

En pratique, elle suppose une réunion unique où chacun a l’occasion de s’exprimer sur les faits et leurs conséquences. Le jeune, soutenu par la ou les personnes de son choix, dispose d’un temps privé pour réfléchir à son plan d’intention, qu’il présente ensuite en réunion plénière. La C.R.G. fait donc appel à l’expression, l’écoute, la créativité des participants et surtout leur capacité à (re)construire des liens sociaux.